Confidentialité entre partenaires
Bonjour,
Nous sommes régulièrement confrontés à des demandes d’informations de la part de partenaires extérieurs : établissements scolaires, psychologues libéraux, éducateurs d’un autre service, parfois même familles d’accueil précédentes. La question du partage d’informations devient délicate, surtout quand il s’agit de mineurs confiés et de situations familiales très sensibles. Certains collègues préfèrent transmettre largement pour favoriser la coordination, d’autres sont beaucoup plus prudents, par crainte de sortir du cadre ou de fragiliser la confiance du jeune. Nous aimerions clarifier ce qui relève du secret professionnel, du secret partagé et de la responsabilité éducative. Comment faites-vous dans vos structures pour sécuriser ces échanges ? Avez-vous un protocole écrit, une validation hiérarchique préalable, ou des repères pratiques pour savoir ce qui peut être transmis, à qui, et dans quelles limites ?
On a rédigé une note interne très simple : on ne transmet que ce qui est utile à la mission du partenaire, jamais plus. Et quand on hésite, on passe par le chef de service. Ça évite les initiatives individuelles trop larges. On essaye aussi d’expliquer au jeune ce qui circule, pour ne pas donner l’impression qu’on parle sur lui sans lui.
La notion de nécessité est vraiment centrale. Un établissement scolaire n’a pas besoin de connaître tout le passé familial ou les éléments cliniques détaillés. Par contre, il peut être important de signaler des facteurs de vulnérabilité ou des aménagements utiles. Chez nous, on trace systématiquement les transmissions sensibles dans le dossier.
