Gérer les refus de cadre
Bonjour à tous,
Je cherche des retours sur la gestion des refus de cadre répétés chez plusieurs adolescents accueillis en MECS. Nous observons depuis quelques semaines des oppositions quasi systématiques sur les temps du quotidien : lever, repas, devoirs, retour en chambre, limitation des écrans. L’équipe se sent parfois en difficulté car les réponses varient selon les professionnels, ce qui renforce les tensions et donne aux jeunes le sentiment qu’il est possible de négocier en permanence. Nous voudrions retravailler une posture éducative commune, à la fois contenante et non punitive. Comment distinguez-vous ce qui relève d’une opposition “classique” liée à l’âge, et ce qui exprime un mal-être plus profond ou une remise en cause du lien éducatif ? Avez-vous mis en place des outils simples pour harmoniser les réponses au quotidien sans rigidifier la relation ?
Dans mon service, on a beaucoup avancé quand on a arrêté de répondre au cas par cas. On a repris les règles une par une en équipe, en se demandant leur sens éducatif. Ensuite, on a posé trois niveaux de réponse : rappel simple, reprise individuelle, puis reprise collective si besoin. Le fait d’avoir un cadre lisible a apaisé pas mal de conflits.
Je pense qu’il faut aussi regarder à quels moments le refus apparaît. Chez nous, on s’est rendu compte que les oppositions étaient plus fortes après les visites familles ou les audiences. Ce qu’on prenait pour de la provocation était parfois une manière d’exprimer de l’angoisse. On garde le cadre, mais on essaie d’ouvrir un espace de parole juste après.
